Les 48h | Projection du film « La Terre des Vertus » de Vincent Lapize

Les Jardins Ouvriers des Vertus à Aubervilliers font face aux aménagements liés aux JO 2024 et à la pression foncière. Quand les tractopelles du Grand Paris menacent, la résistance s’organise, les expérimentations citoyennes fleurissent. Film impressionniste et politique, La terre des Vertus conte les défis et les espérances de ce jardin-monde.
- Documentaire, 92′, 2025, France
- Réalisateur : Vincent Lapize
- Image : Vincent Lapize
- Son : Vincent Lapize, Thomas Tilly
- Montage : Camille Fougère
- Musique : La Mana, Thomas Tilly
- Production : Colette Quesson – À Perte de Vue
L’histoire des jardins des vertus
La Plaine des Vertus a été jusqu’en 1876 la plus vaste plaine légumière de France, s’étendant de Saint-Denis à Bobigny, et de Champigny à Alfortville. Les Jardins des Vertus d’Aubervilliers perdurent pendant la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle. Ces « jardins familiaux » permettaient à des familles précaires de bénéficier d’une parcelle de jardin, apport non négligeable pour nourrir leur foyer. L’association Les Jardins Ouvriers des Vertus a été créée en 1935 dans un jardin d’une superficie initiale de 62 000 m2. À Aubervilliers, au fait de leur gloire en 1945, on recensait 250 000 jardins ouvriers. Au fil des décennies, la surface des Jardins est amputée de moitié. Actuellement à Aubervilliers les espaces verts sont rares – 1,42 m2 par habitant, alors que l’Organisation Mondiale de la Santé préconise 10 m2 par habitant, c’est également l’objectif affiché par la Région Île-de-France.
Vincent Lapize
Vincent Lapize a réalisé dix films documentaires. En 2015, « Le Dernier Continent », tourné sur la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, était sorti en salles et déjà produit par la société A Perte de Vue. La plupart de ses films sont des portraits de lieux en mutation, à la fois menacés de destruction et porteurs d’espoirs. Vincent est sensible aux thèmes qui relient écologie et société, relation au collectif et imagination politique. Vincent Lapize a fait des études en anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, ainsi que le Master de Réalisation documentaire de l’Université de Poitiers. Il encadre aussi des ateliers d’éducation à l’image.
